05.06.2020

Protéger les animaux, c'est aussi laisser la nature faire son œuvre

Le printemps est une période sensible pour la faune sauvage. Et qui dit printemps, dit retour du beau temps mais aussi saison des naissances pour les animaux qui peuplent nos forêts et nos campagnes.

C’est ainsi que de nombreux particuliers découvrent en lisière de bois, de champs, dans les broussailles ou en bord de route de jeunes individus (faons, marcassins, oiseaux, levrauts …) seuls. Attendris par cette fausse image d’un orphelin égaré, abandonné et sans défense, ils le ramassent et sans le savoir commettent l’irréparable en pensant bien faire.

Or, la nature est bien faite : chez beaucoup d’espèces, les mères incitent les jeunes à se coucher et à rester immobiles ou tapis pendant de longues heures afin de ne pas attirer l’attention des prédateurs. Celles-ci ne retournent vers eux que le temps d’un allaitement, d’un nourrissage ou d’un nettoyage pour les laisser à nouveau seuls le reste de la journée.

Recueillir un jeune sans nécessité le condamne à coup sûr à des problèmes de santé (nourriture, soins et conditions de détention inadaptés) et à une vie en captivité (incapacité à survivre seul, imprégnation de l’homme trop importante). C’est aussi vous attirer des ennuis en vous mettant hors la loi.

Harry, le jeune renardeau qui vient de rejoindre la Tanière en est l’illustration parfaite.