19.05.2020

L’hirondelle, un précieux auxiliaire

Migratrices et considérées comme des symboles de l'arrivée du printemps, les hirondelles sont de retour sous nos latitudes pour se reproduire.

Reconnaissables à leur queue présentant de longs filets ainsi qu’à leur gorge et leur front rouge-brique, nos hirondelles rustiques fidèles à leur site de nidification, reviennent chaque année dans le vieux corps de ferme où elles trouvent les matériaux (boue près des abreuvoirs à animaux, brindilles, crins de nos équidés, paille des boxs), la tranquillité et la nourriture nécessaires à la construction et à l'élevage de leurs nichées.

De moins en moins nombreuses, les hirondelles doivent faire face à diverses menaces : printemps froids et humides, sécheresses estivales, utilisation massive de pesticides réduisant le nombre de leurs proies (majoritairement des insectes) et également cause d’empoisonnement, destruction des nids souvent mal perçus en raison des salissures qu’elles peuvent engendrer[1] (et pourtant considéré comme un délit passible de 15.000€ d’amende et 12 mois de prison[2])… Elles sont pourtant un insecticide naturel très efficace puisqu’elles peuvent ingérer pas moins de 3.000 moustiques par jour et par hirondelle. De quoi réfléchir avant de les chasser ou de leur fermer tout accès aux endroits qu’elles affectionnent pour nicher.

 

[1] Pour préserver les murs et pas de portes des déjections des hirondelles, il est possible d’installer des planchettes, amovibles ou non, sous les nids. En plus de protéger des salissures, ce système pourra éventuellement éviter aux jeunes de tomber du nid au moment du nourrissage.

[2] Loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature aujourd’hui codifiée aux articles L 411-1 et suivants du code de l’environnement et de l’arrêté ministériel du 29/10/2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire.